Page du Jour

SEMAINE 21

Rabia arrive, toujours aussi frégate, mais la brise de son parfum est plus patchouli que brise marine. Elle se rue dans mes bras et s’y attarde, elle sent bon la femelle en rut. J’ai un drôle de sentiment quand je vois qu’elle tend sa main à André, tandis que je lui caresse impulsivement les seins.

Une femme à chaque bras, André nous entraîne, fier de faire baver, sa mandchoue à droite et sa berbère à gauche. D’ailleurs les hommes nous croisent au garde-à-vous. J’ai toujours un œil sur leur spiritualité depuis qu’André m’a raconté le one-woman-show mis au point par l’une de ses copines sur base du journal intime d’une ado irlandaise vue par Queneau. Nous arrivons au restau, où le patron et la patronne nous embrassent avant de nous emmener à une table réservée. La petite salle est pleine. Que des hommes en keffiehs, nous sommes les seules femmes et André le seul européen, mais tous le connaissent et le saluent du geste, ou viennent l’embrasser à la mode orientale ; ils se gardent de lever les yeux sur nous, ce serait un grave manque de respect à l’égard d’André. Les chaises sont paillées, mais Rabia a déjà relevé ses jupes pour s’y asseoir à cul nu, au propre du mot, je le note au passage. Je prends la chaise à coté d’elle, trousse mon fourreau mini, la paille égratigne le slip diaphane que j’ai mis pour nos retrouvailles. Elle se tortille contre moi, tandis qu’André est retenu par des copains pour boire un arak à une autre table.

«Je suis à toi dés ce soir », me dit-elle, en me mouillant le creux de l’oreille du bout de la langue et en glissant sa main vers mon intimité.

Je sers les cuisses d’instinct, trop l’habitude des indiscrétions masculines, et me détends en mouillant largement lorsqu’elle atteint mon petit flageolet. Elle rit et remet sa main sur la table, car la patronne et André arrivent pour passer aux choses sérieuses, du moins à leur avis. Deux bouteilles de Sidi Brahim millésimées sont déjà sur la table, dûment débouchées, chambrées et aérées. Nous trinquons et mon sang s’épaissit, et bat déjà plus fort. Je connais la traîtrise de ce vin : associé à l’harissa, il me fiche purement et simplement le feu au cul. Mais ce soir, j’ai décidé de me laisser aller et de donner l’initiative à Rabia. Elle reprend son jeu de la main gauche, et tend sa main droite à André qui nous regarde tantôt l’une, tantôt l’autre au fond des yeux avec son regard qui se paillette. Nous jouons à trois, je le sens. D’abord, les plaisirs de la table, André nous découpe en petits dés un demi gigot divinement grillé. Je goûte, mon regard gloutonne, André le saisit, je sais qu’il en bande. Il m’a dit un jour chez Bébert que j’avais le même regard en mangeant bien qu’en jouissant. Eh ! Bien tant pis pour lui. André n’a pas dû débander du repas, car je n’ai jamais si bien mangé, sans compter ce qui se passait sous la table du fait d’une Rabia déchaînée, qui s’était fait un couscous mariage, après avoir déchiré ma petite culotte dont elle mangea les débris ostensiblement sous notre nez, mélangés au bouillon de son couscous. André malicieux lui en déroba les meilleurs morceaux. Couscous et culotte dévorés, Sidi Brahim ingurgité, nous poussâmes le tout de trois cafés, avant de nous lever, très chauds, pour regagner l’appartement.

 وصلت رابيا كعادتها، محاطة بشذا عطرها،لكنها هذه المرة،لم تضع عطرا" صيفيا"،إنما واحدا" مثيرا". ألقت بنفسها بين ذراعيَ ومكثت بينهما طويلا"،إشعر بهيجانها.أشعر بإحساس غريب عندما أرى أنها تمدُ يدها لأندريه،بينما أقوم بمداعبة صدرها بحركة تلقائية.

يتقدم أندريه وعلى جنبه الأيمن فتاته الصينية،وعن يساره فتاته البربرية،فهو يحب أن يحسد.من جهة أخرى،كل الرجال ينظرون إلينا وكأنهم يؤدون التحية.وصلنا إلى المطعم،فقبلنا صاحب  المطعم وزوجته، ثم قادانا إلى طاولتنا المحجوزة مسبقا"لنا.الصالة الصغيرة تعج بالزبائن.جميع الرجال يعتمرون الكفية،ولا يوجد نساء غيرنا ولا أوروبي غير أندريه.لكن الجميع يعرفه،فيلقون عليه التحية بيدهم أو يقبلونه على الطريقة الشرقية،وهم يتجنبون النظر إلينا،فهذا الأمر ينم عن أكبر وقاحة تجاه أندريه.الكراسي مصنوعة من قش،جلست رابيا على واحدة بعد أن رفعت تنورتها إلى الأعلى،وأنا انتبهت غلى هذا الأمر.أجلس بقربها وأرفع مثلها فستاني القصير،فيخدش القش سروالي الداخلي الذي ارتديته بلون اللحم خصيصا" لهذا اللقاء.إنها تتدلل علي بينما أندريه يشرب كأس عرق مع أصدقائه على طاولة أخرى.

"أنا لك إبتداء من هذه الليلة"قالتها وهي تمرر لسانها في أذني    و واضعة يدها بين فخذيَ.

أضغط عليهما بشدة لأحمي نفسي،فأنا معتادة على نزوات الرجال.وضعت يدها على الطاولة،فقد جاء أندريه مع مالكة المطعم،للتكلم في أمور مهمة، بحسب اعتقادهما.وضعت أمامنا زجاجتين من نبيذ سيدي ابراهيم،معتقتين ومبردتين.نتبادل الأنخاب وأشعر بالخدر يسري في جسدي ،بينما دمي يغلي في عروقي.أنا أعرف بمكر هذا النبيذ:إن شربته مع طبق الهريسه،تسري في النار كما في الهشيم. لكن هذه الليلة،قررت أن أستسلم وأترك المبادرة لرابيا.تعادت ملاعبتي بيدها اليسرى،وتمد يدها اليمنى لأندريه الذي ينظر تارة إليهاوتارة إليَ،في أحداقنا،بنظرة فيها بريق الإثارة.نلعب نحن الثلاثة معا".أشعر بذلك. أولا"،نحتفل بلذة الطعام. يقطع لنا أندريه اللحم المشوي إلى قطع صغيرة.أذوقه وألتهمه بشهية وأنا مدركة أن أندريه يثيره تصرفي.قال لي مرة أنني أتصرف على المائدة كما في الحب،بشراهة.إنها غلطته،فما كان على أندريه أن يهتاج طوال فترة الغذاء،لأنني لم أستمتع يوما" بطعام كما استمتعت اليوم،هذا دون التكلم عن ما يجري تحت الطاولة بفعل رابيا التي تعبث بي ،غير متمالكة شهوتها،فقد قطعت سروالي الداخلي وتناولته تحت ناظرينا مع صالصة الكسكس.تناول أندريه أفضل القطع ليداعبها,بعد أن أكلنا وشربنا وتناولنا القهوة،نهضنا نحن الثلاثة، منتشين وقصدنا غرفتنا.

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